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Actes de l'oeuvre
Les Precieuses ridicules :

¤Acte I
ºSCÈNE PREMIÈRE
ºSCÈNE II
ºSCÈNE III
ºSCÈNE IV
ºSCÈNE V
ºSCÈNE VI
ºSCÈNE VII
ºSCÈNE VIII
ºSCÈNE IX
ºSCÈNE X
ºSCÈNE XI
ºSCÈNE XII
ºSCÈNE XIII
ºSCÈNE XIV
ºSCÈNE XV
ºSCÈNE XVI
ºSCÈNE XVII
 
 

 

Les Precieuses ridicules » Acte I » SCÈNE VII

MASCARILLE, DEUX PORTEURS.

MASCARILLE.- Holà, porteurs, holà. Là, là, là, là, là, là. Je pense que ces marauds-là ont dessein de me briser, à force de heurter contre les murailles, et les pavés.

1er PORTEUR.- Dame, c'est que la porte est étroite. Vous avez voulu aussi, que nous soyons entrés jusqu'ici.

MASCARILLE.- Je le crois bien. Voudriez-vous, faquins, que j'exposasse l'embonpoint de mes plumes aux inclémences de la saison pluvieuse, et que j'allasse imprimer mes souliers en boue? Allez, ôtez votre chaise d'ici*.

2e PORTEUR.- Payez-nous donc, s'il vous plaît, Monsieur.

MASCARILLE.- Hem?

2e PORTEUR.- Je dis, Monsieur, que vous nous donniez de l'argent, s'il vous plaît.

MASCARILLE, lui donnant un soufflet.- Comment, coquin, demander de l'argent à une personne de ma qualité?

2e PORTEUR.- Est-ce ainsi, qu'on paye les pauvres gens? et votre qualité nous donne-t-elle à dîner?

MASCARILLE.- Ah, ah, ah, je vous apprendrai à vous connaître. Ces canailles-là s'osent jouer à moi.

1er PORTEUR, prenant un des bâtons de sa chaise.- Çà, payez-nous vitement.

MASCARILLE.- Quoi?

1er PORTEUR.- Je dis, que je veux avoir de l'argent, tout à l'heure*.

MASCARILLE.- Il est raisonnable*.

1er PORTEUR.- Vite donc.

MASCARILLE.- Oui-da, tu parles comme il faut, toi; mais l'autre est un coquin, qui ne sait ce qu'il dit. Tiens es-tu content?

1er PORTEUR.- Non je ne suis pas content, vous avez donné un soufflet à mon camarade, et...

MASCARILLE.- Doucement, tiens, voilà pour le soufflet. On obtient tout de moi, quand on s'y prend de la bonne façon. Allez, venez me reprendre tantôt, pour aller au Louvre au petit coucher*.